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La finale avant la lettre, c’est ainsi que tous
les observateurs l’annonçaient, cette demifinale
de Kumasi qui, au delà de la revanche
de la finale perdue du Caire. Une bataille tactique,
un combat des entraineurs. A la puissance de
frappe des Ivoiriens, le coach “roublard” Hassan
Shehata a su opposer le collectif, la rapidité et l’efficacité
des jeunes Pharaons. Dès l’entame de la
partie, les hommes d’Hassan Shehata vont mettre le pied à l’étrier, pressant les Eléphants. Sur un corner
mal renvoyé, les Pharaons ouvrent le sore à la
12e par Ahmed Faty. Pris au piège, les Ivoiriens
essayent de reprendre la main, mais les Egyptiens
dressent un rideau hermétique en défense. Le portier
El Hadary sort le grand jeu et stop des balles de
buts de Drogba. La pause intervient ! A la reprise
les Ivoiriens jusque là patauds, reviennent plus
motivés, Drogba, encore lui, se distingue mais la
défense des Pharaons est intraitable. Se livrant en
attaque, les hommes de Gérard Gili s’exposent en
défense ! Et c’est sur un corner sortant qu’Amr
Zaky alourdira le score à la 62 eme mn. Sonnés, la
bande à Drogba réagi à la minute suivante par un
Kader Keita survolté qui expédiera un missile dans
les cages d’El Hadary. 2 à 1 Amr Zaky, le bourreau
des Ivoiriens mystifiera Kolo Touré avant de
battre, d’un tir imparable, le pauvre portier remplaçant,
Lobouet Stéphan…3 à 1. Insatiables et terriblement
organisés, les Pharaons vont finir par
humilier les pachydermes ivoiriens en inscrivant
dans les arrêts de jeu un quatrième but, oeuvre
d’Abou Treika, servi par Mohamed Zidan : 4 à 1.
Le Cameroun est une équipe de défi et des
grands évènements. Les Lions
Indomptables, jusque là, poussifs ont sorti
leurs crocs face aux Black Stars du Ghana. Une
équipe métamorphosée, bien positionnée a eu raison
des maladresses et du manque de combativité
des Blacks Stars méconnaissables. Les Ghanéens
réputés pour leur football technique et léché sont
tombés dans le piège des Camerounais. Michael
Essien et Souley Muntari sont passés à côté. Agogo, Owusu, Addo et autres ont grillé d’énormes
occasions en première période. Les Lions de
l’Allemand Otto Psficher ont su rééquilibrer les
débats en seconde période, profitant d’une faille
dans la défense centrale. Nkong, le véloce attaquant
qui joue au Mexique servi par la doublure
Eto’o – Joel Epalé est parti battre le gardien
Kingston à la 70e. Ni l’expulsion de Bickey à la
90 eme mn, encore moins les dernières attaques
d’Essien, Agogo et Assamoa Gyan n’ont empêché le
Cameroun de passer en finale, brisant du coup le rêve
de toute une nation. Comme quoi, “il ne faut jamais
annoncer la mort d’un Lion avant de l’avoir tué”.
Ibrahima Ahmed Barry
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