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CAN GUINEE

 

Guinée- Côte d’Ivoire : 5 à 0

La cruelle désillusion de Sekondi

La bataille de Sekondi, en quart de finale, aura été fatale au Syli National de Guinée. Cette rencontre, synonyme de la plus déconvenue du onze national en coupe d’Afrique des Nations a
étalé, au grand jour, “la Feindouno-dépendance” du Syli.

En effet, et de l’avis de tous les observateurs avertis présents à cette CAN, l’absence du meneur et capitaine du Syli a déteint sur les prestations jugées “quelconques” de la bande à Nouzaret. “Il vous a manqué un homme décisif au milieu, de la trempe de Pascal” dixit Philippe Doucet, de Canal Plus ; “Feindouno aurait tué ce match” renchérit, Marcel Dessailly” ; “S’il avait joué tous les matches,
Feindouno avec sa classe et ses exploits, aurait éclaboussé, de par son talent, cette CAN”, souligne Gérard Dreyfus de RFI Sport ; “C’est là où, on voit la place de l’artiste et de l’efficace Pascal” rajoutera Japhet N’doram, le franco-tchadien, ancien meneur de jeu du FC Nantes, recruteur, dépêché pour superviser la CAN.

Lebut de Kader Keita avant le déluge de Sekondi

Pour Kader Rajaoui, Agent de joueurs rencontré dans les vestiaires du stade de Sekondi “Si Pascal avait joué contre la Côte d’Ivoire, ça aurait été un autre match”. L’intéressé, lui-même, suivant, impuissant et amer ‘’la noyade collective’’ de ses coéquipiers.
Les Guinéens, depuis le non- match contre la Namibie, ont montré, devant des Eléphants ‘’costauds et réalistes’’ des lacunes terribles en défense, privés qu’ils étaient d’un Dian Bobo, blessé, et une stérilité cruelle en attaque où, Souleymane Youla a été des plus décevant, tout au long du tournoi. Les “cadres” de l’équipe, notamment Fodé Mansaré et Ismaël Bangoura sur lesquels reposaient l’espoir des jeunes ont “flanché”, incapables de prendre le jeu à leur compte et faire la décision sur des exploits individuels. Ils ont fait illusions derrière des dribbles inutiles et inefficaces sous- tendues
par une obsession à passer des obstacles infranchissables, note, amer un observateur averti du football guinéen. Enferrés dans un
schéma statique, le coach Nouzaret n’a pas su “repositionner” ses hommes, opérer des permutations en attaque et une complémentarité au milieu où, seul le jeune Mohamed Sakho a échappé du naufrage collectif de Sekondi. Le vide abyssal laissé au milieu par l’absence du capitaine Feindouno pesait lourdement sur ce match, côté guinéen. En défense, la blessure handicapante du colosse de Celtic, Dian Bobo Baldé a été préjudiciable au Syli. La paire de l’axe central “Zayatte- Alimou” a tenu un moment, avant de sombrer sous les assauts répétés des Drogba, Kader et Kalou. En baisse de régime, du fait d’une blessure mal soignée, le virevoltant défenseur du Mans, Ibrahima Camara manquait visiblement de jus avec très peu d’actions offensives dans son couloir.
Kader Keita l’a d’ailleurs, battu dans tous les duels. Daouda Diaby, lui, est apparu lourd et hésitant face à Salomon Kalou de Chelsea.
Kémoko Camara, le portier du Syli, sans doute, le meilleur joueur guinéen de la CAN a essayé en vain, de retarder l’échéance, la lourde sentence de cinq buts à zéro. Un déluge intervenu dans les 20 dernières mn d’une partie crispante et humiliante pour les millions d’admirateurs et supporters guinéens. De toutes parts, le bateau
du Syli avait pris de l’eau à Sekondi. Et avec, le coach Nouzaret, prêt à mourir avec ses idées et ses certitudes. Ibrahima Ahmed Barry

 

La terrible guéguerre des sous

Jusqu’au bout, le Ministre de la Jeunesse
et des Sports, Baidy Aribot aura été intraitable
à Accra dans la gestion du budget de la CAN 2008, les 60 milliards de fg. Une intransigeance qui lui valu toutes sortes
d’animosités et d’attaques. En s’opposant
au gaspillage et autres sur facturations, en
réglant lui-même, les 30 000 dolllars aux
joueurs, uttilisant 15 milliards fg sur 60 et
en reversant dans les comptes d’Ecobank
(après l’élimination du Syli) le reste de l’argent
non utilisé, Baidy Aribot a provoqué la colère noire de ‘’ceux qui ‘’ voulaient faire de la CAN 2008, une grande opération de “vache à lait à traire.” il faut le faire !

Almamy Kabèlé délégué CAF Sekondi

En plus d’être un personnage clef de la
CAF, ‘’proche d’Ayatou’’ et de membre de
la Commission des compétitions, le Guinéen Almamy Kabèlé Camara était aussi, le patron du centre de compétition de Sekondi.